La Plaisanterie, de Milan Kundera

Présentation de l’éditeur

"L’optimisme est l’opium du genre humain ! L’esprit sain pue la connerie. Vive Trotski " ! Première plaisanterie de Ludvik, qui lui vaut d’être exclu du Parti Communiste à l’unanimité. Seconde plaisanterie, de la vie cette fois : des années après sa radiation, Ludvik tente de se venger d’un des membres du parti qui s’est montré particulièrement dur, en lui volant sa femme, qui s’avère ne plus lui appartenir depuis longtemps déjà. La vengeance a donc échoué. Cependant, d’une plaisanterie à l’autre, Kundera nous aura offert un bijou d’humour noir, mais aussi une réflexion brillamment illustrée sur l’unicité des choses et des êtres, ponctuée d’évocations superbes des coutumes moraves, d’incursions dans le monde absurde du totalitarisme communiste et d’introspections lucides. En alternant savamment les points de vue de Ludvik, Helena, Jaroslav et Kotska, Kundera semble nous signifier qu’au bout du compte, c’est l’idée même d’individu qui lui importe. 

Mon avis à moi que j’ai

Un bouquin très éloigné de mes lectures habituelles, mais Festival du Livre du Cercle des Huit oblige… me voilà contrainte et forcée de découvrir un tout autre univers que celui de la fantasy dans lequel je baigne souvent. Qu’en ressort-il ? J’ai lu La Plaisanterie d’une traite, me demandant bien où l’auteur voulait en venir. Réponse : nulle part, en fait ! Il s’agit simplement d’une chronique humaine dans la société communiste des années 50. Certes, on ne s’évade pas vraiment avec ce genre de lecture, pas de dépaysement féérique ni rien. Pourtant, des personnages somme toute attachants et un intérêt tout historique pour ce qui se passait là bas à cette époque. Pas si mal !

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