Archive for juillet, 2008

La Plaisanterie, de Milan Kundera

mercredi, juillet 30th, 2008

Présentation de l’éditeur

"L’optimisme est l’opium du genre humain ! L’esprit sain pue la connerie. Vive Trotski " ! Première plaisanterie de Ludvik, qui lui vaut d’être exclu du Parti Communiste à l’unanimité. Seconde plaisanterie, de la vie cette fois : des années après sa radiation, Ludvik tente de se venger d’un des membres du parti qui s’est montré particulièrement dur, en lui volant sa femme, qui s’avère ne plus lui appartenir depuis longtemps déjà. La vengeance a donc échoué. Cependant, d’une plaisanterie à l’autre, Kundera nous aura offert un bijou d’humour noir, mais aussi une réflexion brillamment illustrée sur l’unicité des choses et des êtres, ponctuée d’évocations superbes des coutumes moraves, d’incursions dans le monde absurde du totalitarisme communiste et d’introspections lucides. En alternant savamment les points de vue de Ludvik, Helena, Jaroslav et Kotska, Kundera semble nous signifier qu’au bout du compte, c’est l’idée même d’individu qui lui importe. 

Mon avis à moi que j’ai

Un bouquin très éloigné de mes lectures habituelles, mais Festival du Livre du Cercle des Huit oblige… me voilà contrainte et forcée de découvrir un tout autre univers que celui de la fantasy dans lequel je baigne souvent. Qu’en ressort-il ? J’ai lu La Plaisanterie d’une traite, me demandant bien où l’auteur voulait en venir. Réponse : nulle part, en fait ! Il s’agit simplement d’une chronique humaine dans la société communiste des années 50. Certes, on ne s’évade pas vraiment avec ce genre de lecture, pas de dépaysement féérique ni rien. Pourtant, des personnages somme toute attachants et un intérêt tout historique pour ce qui se passait là bas à cette époque. Pas si mal !

Le Miroir d’Ambre, de Philip Pullman

mercredi, juillet 30th, 2008

Présentation de l’éditeur

Nous avions quitté les deux jeunes héros, Lyra et Will, alors qu’ils venaient d’être séparés. Lyra a été enlevée par sa redoutable mère, Mme Coulter. Will doit rejoindre Lord Asriel, qui vit retranché, au sommet d’une montagne, dans sa citadelle imprenable, car une mission capitale l’attend. Vont-ils réussir à se rejoindre et à sauver tous les mondes parallèles, plus que jamais menacés par les forces obscures qui tentent d’imposer leur terrible loi ? On retrouve avec le plus grand plaisir l’univers captivant et original de Philip Pullman, mais aussi de nouveaux personnages comme les Gallivespiens, de minuscules créatures à la vie très brève, qui voyagent sur des libellules tout en reprenant les éléments qui ont fait le succès des deux premiers tomes, l’auteur parvient à renouveler son imaginaire pour conclure magistralement sa prodigieuse saga. 

Mon avis à moi que j’ai

Certains ont parlé de perle de la littérature… Je n’irais pas jusque là, loin s’en faut ! Certes, ce dernier volume d’A la Croisée des Mondes se lit plutôt bien, très facilement même. Cependant ça manque un peu de noirceur et de substance à mon goût. Si j’avais bien aimé le premier tome, les deux suivants restent pour moi de la littérature pour ados, et j’avoue avoir été un peu déçue par cette suite. De bons moments, une fin touchante, mais dans l’ensemble, je reste sur ma faim !

Ombres et Flammes, de Robin Hobb

mercredi, juillet 30th, 2008

Présentation de l’éditeur

Les choses sont allées trop loin, bien trop loin, pour espérer éviter une bataille ouverte entre la Vivacia, sur laquelle le capitaine Kennit règne sans partage, et le Parangon, le navire fou appareillé par Althéa et les siens. Et tandis que le dragon tient à distance de Terrilville les envahisseurs chalcédiens, des alliances politiques se trament dans l’ombre. Mais impliquer Tintaglia dans la sauvegarde de la ville et dans la recherche de Malta n’est pas sans conséquences, d’autant que cette dernière est maintenant l’otage de pirates pour le moins cupides… 

Mon avis à moi que j’ai

Dans la juste lignée du reste de la série. Tout est mis en oeuvre pour entretenir le suspens et l’intérêt du lecteur, rythme soutenu, retournements de situation, et ces héros qu’on a toujours autant de plaisir à retrouver. C’est de plus le volume où l’on apprend enfin qui est Kennit, et quel est son lien avec le Parangon ! A lire, absolument.

Le Bal des Louves, tome 2 : La Vengeance d’Isabeau, de Mireille Calmel

vendredi, juillet 4th, 2008

Présentation de l’éditeur

1531. La vengeance des femmes-loups n’a pu être accomplie, mais leur vie a retrouvé normalité et gaieté. À Paris, Isabeau est devenue lingère du roi François 1er, qui apprécie sa compagnie. L’ancienne petite sauvageonne d’Auvergne gère de main de maître une boutique où les plus belles soieries de la Cour sont taillées et brodées. À ses côtés virevolte sa petite-fille, Marie, une adolescente rieuse et insolente, adorée à la cour des Miracles où elle a longtemps vécu cachée. Avec son ami d’enfance, le jeune Constant, fils du nain Croquemitaine, elle ne cesse de provoquer la police du roi. Pourtant, un jour de printemps, cette nouvelle vie bien ordonnée bascule. Un chargé de justice vient d’être nommé à Paris, et celui-ci n’est autre que François de Chazeron. Il est venu les traquer. La fuite n’est plus de mise, les femmes-loups devront affronter le cruel seigneur auvergnat. Et c’est unies toutes quatre, la maudite, la survivante, la louve et l’innocente, qu’elles se battront une dernière fois pour conquérir enfin leur liberté…

Mon avis à moi que j’ai

Hum… Un second volume à mon sens assez déçevant, mélange du célèbre "Angélique, Marquise des Anges" et d’un roman à l’eau de rose de la collection Harlequin ! Adieu le petit coté fantastique du premier tome, on se retrouve ici plongé au coeur des intrigues de la Cour de François Ier et de la Cour des Miracles. Oh, ça se lit bien, mais ce n’est somme toute pas d’un grand intérêt, et il faut attendre la toute fin du bouquin pour voir les femmes de Vollore se confronter de nouveau à leur malédiction. Bof bof bof…