Histoire de Lisey, Stephen King

Présentation de l'éditeur

Pendant vingt-cinq ans, Lisey a partagé les secrets et les angoisses de son mari. Romancier célèbre, Scott Landon était un homme extrêmement complexe et tourmenté. Il avait tenté de lui ouvrir la porte du lieu, à la fois terrifiant et salvateur, où il puisait son inspiration. À sa mort, désemparée, Lisey s'immerge dans les papiers laissés par Scott, s'enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres qu'il fréquentait… Histoire de Lisey est le roman le plus personnel et le plus puissant de Stephen King. Une histoire troublante, obsessionnelle, bouleversante, mais aussi une réflexion fascinante sur les sources de la création, la tentation de la folie et le langage secret de l'amour. Un chef-d'œuvre.

Mon avis à moi que j'ai

En réalité, moi qui lis du Stephen King depuis près de 20 ans, je dois dire que j'ai été fort déçue par ce nouvel opus. Ou en tout cas par sa première moitié. Si je suis en effet convaincue qu'il s'agit là du roman le plus personnel de l'auteur, c'est loin à mon sens d'être le plus puissant. Peut-être justement parce qu'en plongeant dans cet univers si proche de lui, si personnel, il en oublie de faire ce qu'il sait habituellement si bien faire : raconter une histoire et nous transporter.

Il s'agit en fait de l'histoire de la femme d'un écrivain décédé, jadis la proie d'un cinglé, qui se retrouve elle-même proie d'un autre cinglé. Mais en réalité, le coté thriller annoncé est complètement absent de toute la première moitié du bouquin, et pour être honnête, je me suis ennuyée ferme dans les méandres torturés de l'esprit de Scott Landon. D'autant plus qu'il faut attendre la seconde partie du livre pour commencer à y comprendre quelque-chose ! J'ai lu quelque-part que King flirte de plus en plus avec le sentiment, au détriment de l'émotion véritable. C'est vrai sur toute cette première partie.

Mais étrangement, je n'en garde pas un sentiment complet d'échec. La deuxième moitié suffit presque à rattraper le coup tant sa qualité est indéniable. On arrive en bout de course avec une drôle de sensation. Au final, tout s'explique, tout est parfaitement cohérent, et j'ai presque envie de dire qu'il fallait ça pour en arriver là. Presque…

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